Jacques Piou Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 5
FaibleMeilleur 
Écrit par Jaanus   
23-01-2007

Chronologie du parcours politique de

 Jacques Piou

    En 1870 il commande les mobilisés de Toulouse Avocat de formation au barreau de Toulouse, il plaide lors de procès célèbres dont celui des Dominicains, ou il succède à P Antoine Berryer dans l’affaire du RP Lacordaire. Partisan d’une libre démocratie, il fonde en 1868 le Progrès Libéral ; il abandonne la magistrature en 1878 il rentre alors dans une carrière politique, elle durera 41 ans.  Son premier mandat débute avec une élection comme Conseiller Général. Ce poste est acquit en 1878, il représente les habitants d’un quartier de Toulouse. Son positionnement est très marqué, il se réclame et défend avec passion les idées Monarchistes.. Les Monarchistes de Haute Garonne le place sur une liste conservatrice sur laquelle il est élus 2ème sur 7 par 54,496 voix (108,936 votants et 138,226 inscrits). Il prend place à droite et se fait rapidement remarquer par ces talents d’orateur.En  juin 1886 il s’oppose vigoureusement à l’expulsion des Princes, au nom de la Liberté et à la  loi contre l’enseignement primaire. Ses interventions, au nom de la droite, s’élargissent à des interrogations majeures pour l’époque, affaire Wilson (1)* révélées lors du procès Caffarel-Limouzin. Des interventions et des réflexions fortes, propres à faire évoluer la droite qu’il souhaite rassembler au sein d’un même parti républicain. Homme de conviction il n’hésite pas à voter fréquemment avec la minorité de la Chambre, en particulier il s’oppose au retour du scrutin d’arrondissement (11 février 1889),  il est favorable à l’ajournement indéfini de la révision de la constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la Liberté de la presse, contre les poursuites contre le Général Boulanger. 

 En 1889, Jacques Piou se présente de nouveau dans la Haute Garonne, il choisit l’arrondissement de Saint Gaudens, où il est élu au second tour de scrutin par 7228 voix contre 6229 à Monsieur Cruppi, avocat général à la Cour de Cassation.  Dès son retour à la Chambre, il commence à définir une nouvelle politique d’adhésion à la république qui deviendra le « ralliement ». Il constitue un nouveau groupe parlementaire, la « droite indépendante » ou « républicaine », appelé aussi souvent « droite constitutionnelle » Cette attitude provoque, à son origine, de nombreuse polémiques. Jacques Piou exposera lui-même à la tribune de la Chambre les grandes lignes de cette nouvelle politique générale du Gouvernement Ribot en 1891. En dehors de cette action d’une grande importance et qui le confirme comme un des grands leaders de la droite, il participe à l’activité législative. Il est chargé de nombreux rapports. Il intervient dans toutes les discussions importantes. Son discours du 20 janvier 1893 en faveur du maintien intégral du budget des cultes, très applaudi, rallie la majorité de la Chambre.En 1893, il se représente devant ses électeurs de Saint Gaudens. Il est battu dés le premier tour de scrutin  par M Bepmale, maire socialiste de Saint Gaudens , candidat radical socialiste. Il se retire dans ses vaste domaines de Gironde, à Sadirac. Durant cette période il se consacre aux questions agricoles. Il anime de très nombreuse conférences et fonde le syndicat des propriétaires de la Gironde, dont il est le président. En 1898, il se représente à Saint Gaudens, il bat au premier tour celui qui l’avait éloigné de la Chambre en 1893, M Bepmale. Son succès est acquis dès le premier tour par 7319 voix contre 6495. Son retour à la Chambre lui procure l’occasion de prononcer de très nombreux discours qui resteront forts et célèbres. L’affaire Dreyfus, les affaires de Chine et la déchéance de Paul Déroulède lui permettent de revenir au premier plan. Il fonde en 1901, « l’Action Libérale Populaire », dont le but est de défendre ou conquérir toutes les libertés légitimes, en premier lieu, la liberté religieuse. Il préside le groupe de ce parti à la Chambre, qui compte alors trente-trois membres. En 1902, il est de nouveau battu par Bepmale, avec 5973 voix contre 7083. Il n’en continue pas moins son action politique. Il prononce des discours dans toutes les grandes villes de France et même une vaste campagne de propagande en faveur de l’ALP qui, en 1906 compte 260 000  cotisants.Aux  élections quitte la Haute Garonne et se présente en lozère. Un bon choix puisqu’il est élu à Mende dès le premier tour avec 7193 contre 4269 à Faves, candidat des gauches – En 1910, il est réélu au premier tour avec 6442 voix contre 5150 à Paraf. En dehors de son action politique générale qu’il poursuit, il s’intéresse à divers travaux de la Chambre et tout spécialement aux budgets. Il publie également différents ouvrages : Discours parlementaires(1909) Questions religieuses et sociales (1910)  Le budget de 1911 (1911). Réélu en 1914, il devient vice-président de la commission du budget en même temps que membre de la commission des affaires étrangères, où il succède à Albert de Mun. Pendant la guerre, il est délégué du parlement aux armées. Au lendemain de l’armistice, il joue un grand rôle dans la formation du bloc national en suggérant la laïcité qui, seule, pouvait permettre de faire l’union. Agé de 81 ans, il ne fait pas acte de candidature aux élections de 1919.  

Il se retire en Gironde et se consacre à sa propriété de vignobles (Château Tustal ) et à l’administration de la petite commune de Sadirac dont il devient le Maire en 1912- Il devient également président de la Société d’Agriculture de la Gironde de mai 1895 à janvier 1998.

 

 

1)* en 1885. En 1887 éclate le scandale des décorations : le gendre du président, Daniel Wilson été convaincu de trafic d'influence. Il vendait des fausses légions d'honneur. Les chambres contraignent alors Grévy à la démission le 2 décembre. Cette affaire a contribué à l'agitation nationaliste. Jules Grévy meurt le 9 septembre 1891  Mont-sous-Vaudray. Il reste le symbole de la mise en place des idées républicaines dans les institutions politiques, et dans la manière d'exercer la fonction de président de la république.   A la fin de sa vie, Jacques Piou écrit plusieurs ouvrages dont l’intérêt historique est indéniable : La Vie publique du comte Albert de Mun, le ralliement et son histoire, et enfin, D’une guerre à l’autre, qui venait de paraître lorsqu’il mourut le 12 mai 1932, âgé de 94 ans .Son œuvre politique est complétée avec la publication de nombreux ouvrages : 

2007-01-24

Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
Fain   | 81.255.50.xxx | 2008-12-05 11:55:39
Je pense qu'il y a erreur et que Piou a été président de la Société d'Agriculture de la Gironde de 1895 à 1898 et non 1998...

Cordialement.
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved.

Dernière mise à jour : ( 08-11-2007 )
 
< Précédent   Suivant >