02
Nov 11

 Origines possibles du nom Sadirac

 

Les Nom en AC sont d’origine celtique (a-Kos) ce suffixe a pu être latinisé du II au IV siècle en acum. Le préfixe lui serait romain et affirme une notion d’appartenance qui peut venir d’un romain Satirus.

Etymologiquement le nom peut être Saliriacus

Certaines autres hypothèses vont valoir une origine venant de l’ancien français: Sade (agréable)

Sade ou Satirus A vous de choisir

 

 

La Lignée des Sadirac

 

 (Extrait de la Thèse de Philippe Matha)

 

Le premier personnage à porter le nom de « Sadirac » apparaît, entre 1 106 et 1119, il s'agit d' « Arnaldus Raimundi de Sadirac »17.

Il donne à l’abbaye de la Sauve Majeure une portion de terre qui est située à Labatut, nom qui rappelle sans doute l'emplacement d'un bois abattu ; Arnaud de Sadirac apparaît à nouveau en 1111 dans une donation en faveur de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.

Ce personnage a eu plusieurs enfants dont une fille, son gendre était prénommé Raymond. Un de se héritiers portait le même prénom que lui puisqu' entre 1182 et 1194 un autre «Arnaud Raymond de Sadirac » cède une terre à l’abbaye de la Sauve Majeure située au lieu-dit Mazères18.Ce terme qui s'emploie généralement au pluriel désigne des décombres ou des ruines de bâtiment. On ne remarque pas ce toponyme à Sadirac mais dans la paroisse de Camarsac, à côté du lieu appelé Labatut, concerné par une des donations précédentes,

D'autres personnages portant le nom de Sadirac apparaissent dans des actes du Xllème siècle. L'un d'eux est prêtre, il s'agit de Robert de Sadirac - 19. Au moment de faire revêtir l'habit religieux à son fils Gaucem, il donne à Fabbaye Sainte Croix de Bordeaux plusieurs terres et vignes à Sadirac. Un de ses héritiers apparaît dans un acte du 2 Avril 1260 dans lequel : « R.Gaucem, fils de feu R.Gaucem de Sadirac, vend à Bertrand De La Roque, prieur de Sadirac, la moitié d'un pré situé à Sadirac, près du clos de feu G, Gaucem ».20

Il semble qu'il y ait une certaine fiabilité dans la possession d'un ou de plusieurs fiefs par Robert, Gaucem de Sadirac et ses héritiers, pendant au moins un siècle.

Dans un acte de 1140-1155, Bertand De Sadirac se donne à l'Abbaye de la Sauve Majeure. Avec ses frères Oliver et Guillaume Seguin, ils abandonnent, après l’avoir contestée, une terre située dans le casai des moines à Durfort, plus la moitié d'une vigne devant la porte de ce même casai - 21.

On retrouve un nommé Guillaume Seguin dans une vente du I5 novembre 1260 -22. Puis on apprend dans un acte du 27 février 128l - 23 que Bernard Seguin est recteur de l’église de Sadirac ; il est à nouveau cité le 5 mars 128l -24 en tant que prêtre de Sadirac. Ces deux personnages sont peut-être les héritiers de Bertrand de Sadirac ou de ses frères Olivier et Guillaume Seguin.

A la fin du XIIème siècle, on apprend qu'Arnaud-Raymond de Sadirac a un cousin nommé Raymond de Moncuq. Peu après la donation d'Arnaud de Sadirac, celui-ci donne son alleu au même endroit avec un homme nommé Jean Bazin. Le premier personnage a porter le nom de « Moncuq » apparaît dans un acte daté entre 1140 et 1155 : «Arnaud de Moncuq cède à l'abbaye de la Sauve Majeure une terre située au lieu appelé Durfort » -25,

La famille de Moncuq a laissé son nom au fief qu'elle possédait à Sadirac. En effet, le 15 Novembre 1260 Bertrand De La Roque achète le ténement de Mont-Cuc . Ces trois familles ; les Sadirac, les Seguin et les Moncuq semblent étroitement liées et sont installées dans la paroisse de Sadirac depuis la première moitié du XIIème siècle.

17 Cartrtulaire de la Sauve Majeure - Pièce n°307 -1106-1119

18 Cartulaire de La Sauve Majeune. Hece n°317 .1182-1194

19 A.G.H. Tome XXVII Hece n°125 Xllème siècle

20 A.H.G. Tome XXVH Pièce n° 182 2 Avril 1260.

21 Cartulaire de La Sauve Majeure Pièce a° 324 1126-1155,

22 A.H.G. Tome XXVII Pièce n° 180 15 Novembre 1260.

23 Sainte Croix : H409 Pièce îi° 14 27 Février 1281

24 Sainte Croix H1044 Pièce n°23 acte 32 5 Mars 1281,

25 Cartulaire de La Sauve Majeure Pièce n°325 1140-1155

 

 

D'autres citoyens Sadiracais identifiés

Arnaud Raymond de Sadirac

Guillaume Boueu Cler 1429

Joseph Sadirac 1691/1692

Jean Le Duc règent 1609

 

 

Les Lieux Dits Sadiracais

 

 

Lorient

 

La famille de Laurian

 

(Suivant la Thèse de Philippe Matha)

 

Le Village de Laurian est situé dans la partie nord-est de la paroisse de Sadirac, Jusqu'à l’époque moderne, Laurian était entièrement placé au nord du Grand Chemin royal menant de Bordeaux à Créon .

 

La modification du tracé vers le nord provoqua le partage du village de chaque côté du nouveau chemin royal 29.Le premier acte faisant état de ce village est daté entre 1095 et 1102 30 ; Adélaide de Baron, son fils Pierre et sa fille Adélaïde donnent à l’abbaye de la Sauve Majeure une vigne située à Laurian.Le premier membre de la famille de Laurian dont nous connaissons l'existence est "Porto Begon de Lauriano11 ; c'est le seul qui apparaît dans un acte avant le Xllème siècle mais Michel Smaniotto ne l'a pas mentionné dans la généalogie qu'il a établie sur cette famille31.

En llll32, on découvre "Beraldus de Lauriano11 et son frère "Robertus Guillelmi de Lauriano1', fils de Guillaume de Laurian. Il faut attendre le milieu de XIIème siècle pour constater la présence de la famille dite de Laurian sur les terres qui portent leur nom.Entre 1140 et 1145, Bruno de Laurian, fils de Beraldus, fait plusieurs donations en faveur de la Sauve Majeure : à Laurian ; Sivrac, Caneth, Durfort ou encore à Forme de Calamiac. Ses nombreuses donations nous permettent de supposer que Bruno de Laurian est un important alleutier qui dispose d'une certaine richesse foncière et qui perçoit des rentes sur les terres qu'il possède.Dans un autre acte daté entre 1140 et 1155, la famille de Laurian fait plusieurs donations en faveur de la Sauve Majeure33.On apprend que Bruno a trois frères : Barbarinus,.Beraldus, qui porte le prénom de son père, et Willelmus, autrement dit Guillaume, qui porte le prénom de son grand-père. Laurian 34 cens 35. moines 36. majeures. On apprend aussi que la mère de Bruno et ses frères s'appelle Druda.

L'un des dons de la famille dit de Laurian*\rrconcerne la couture de Bruno, c'est-à-dire les terres cultivées .En accord avec ses frères, Bruno cède plusieurs terres labourées situées à côté de la maison d'un certain Aichelmus de Sivrac. Beraldus de Laurian avait donné à la Sauve Majeure une terre située au lieu appelé « Sivrac » 38 où habitait un certain Robertus de Sivrac.

Ce toponyme apparaît dans un acte du 6 mars 1348 39 par lequel on apprend que Sivrac est situé dans le village de Laurian.Après 1155, il n'est plus fait mention de Bruno ou de ses frères.

 

Le nom de Laurian apparaît pour la dernière fois dans la donation de 1165 mettant fin au procès intenté par Bertrand de Lignan contre Amanieu de Rauzan 40. Dans cet acte quatre personnages portant le nom des Laurian apparaissent mais il est difficile d'établir quel lien de parenté il pourrait avoir avec ceux que nous venons de parler, d'autant qu'ils ne portent pas de prénoms similaires. En effet, il s'agit d'Arnaudus, Guiscardus, Alazelmus et Remundus de Laurian.

 

Alazelmus et Remundus sont chevaliers. En pratique le terme « miles » qualifie vers 1100 quelques rares alleutiers de la catégorie la plus manifestement fortunée 41.

 

On le rencontre beaucoup plus dans la deuxième moitié du XIIème siècle mais il qualifie alors certains propriétaires, au mieux très moyens, qui se parent de ce titre comme c'est peut-être le cas des Laurian. Si cette famille disparaît au XIIème siècle, le toponyme demeure encore aujourd'hui, seule l'orthographe est différente : il s'écrit désormais LORIENT.

 

 

Suivant la Thèse de Philippe Matha

Higounet(C) : Histoire de l'Aquitaine.

29 Voir carte de Belleyme

30 Cartulairede la Sauve Majeure-Pièce n° 50131

Smaniotto ( M ) : L'abbaye de la Sauve Majeure et les seigneuries de l'entre deux mers du Xieme au XVIII siècle.

Généalogie des Laurian. Page 96.32 AJH.G. Tome XXVII Pièce n°37 33

cartulaire – Pièce 31434

Cartulaire de la Sauve Majeure - Pièce a° 31635

Cartulaire de la Sauve majeure - Pièce n°30936

Cartulaire - Pièce n° 31037

Dans les actes du Xlleme siècle la couture désignait les terres en culture.38

Cartulaire de la Sauve Majeure. Pièce b° 309.39

Sainte Croix : h.617 Pièce n°7.40

A.H.G. Tome 27 Pièce a°88.41 Beriac ( F ) : « la société laïque de l'entre deux mers au miroir des cartulaires de la Sauve à propos de la petite et moyenne aristocratie ». Dans : « Acte du Semé colloque tenu à la Sauve Majeure les 9,10,16 et 17 septembre 1995 ». (Perigueux 1996.)

 

(Lorient a toujours été rattaché à Sadirac)

 

Les autres Lieux Dits

Audel

Belair,

Bel Air

Belloc,

Bernadon : dérivé de Bernard

Blagnac,

Blayet,

Bourdilote,

Calamiac cité par Cassini en 1770.

Probablement un domaine gallo-romain : surnom latin Calamus (d'après HGL). Plus suffixe i-acum (cf calamiac à Sadirac, Gironde). Pourrait également être dérivé, avec suff.gaulois ou prégaulois iaco, du thème oronymique pré-indo-eur; kal-am. (D'après les noms de lieux du département de l'Hérault de Frank R. Hamlin).

(merci aux cahiers de Minerve)

Aussi possible origine du latin calamus : roseau

Carreyre : Chemin à char, chemin bordé de haies

Casse Grabey (Cravey = chevrier),

Chandieu.(Vu sa rareté, le nom est difficile à situer géographiquement. La mention Candiaco (XIe siècle) montre qu'il ne s'agit pas d'un 'champ de Dieu', mais d'un terme plus incertain, peut-être dérivé du latin candidus (= blanc). A noter aussi l'existence de hameaux Chandieu en Gascogne : Bardos (64), Sadirac (33) et Marsan (32)

Farizeau ( Falezeau),

Fourcade,

Galoche,

Grand Puy,

Jean Bayle,

Jean d'Arnaud,

La Porterie,

La Seleyre, (nom qui semble désigner une terre où l'on cultivait le seigle)

La Sensine, (nom d'un potier qui occupait les lieux)

Labory,

Landereau,

Laurent Videau, (famille de potier)

Le Barbey,

Le Bourdiou neuf,

Le Canton,

Le Carpe (La Carpe),

Le Casse (vient de Chêne),

Le Menusey (menuisier),

Le Moulin,

Le Poupat

Le Porge dès cans : Le cimetiaire des chiens. Appelation très irrévérencieuse. Ce lieu seravit de cimetière pour les personnes "pas trop catholiques" ( D'après M Ballion de Lignan)

Les Faures,

Les Goumins,

Les Landes,

l'Hoste Blanc,

Les Merles l'origine de "Merle", nous manquons de certitudes. Il s'agit peut-être d'un mot issu du gaulois ou d'une langue plus ancienne, ayant pu signifier lui aussi "colline, lieu élevé".

Marches,

Maroc,

Moncion,

Mouquet,

Navarre ,

Pabus,

Pech est un terme géographique occitan dont l’orthographe classique est puèg et qui signifie colline. Il a été francisé sous diverses formes: pech, puech, pioch, pey, puy, etc... On le trouve dans de nombreux toponymes (noms de lieux) et patronymes (noms de personnes) tels que Pech, Delpech.

Pelisse,

Petit Puy,

Piron (peut être dérivé du terme régional "piro", qui désigne un pieu, un bâton pointu)

Pomadis (Pomme ou Pommier)

Réganau ( Raganau),

Richard

Dourneau,

Rouquette,

Ruzat,

Saintou,

Terrefort,

Tuillerie,

Viaud

Vimeney : lieu planté de Vime (osier pour attacher les vignes)

 

 

La Commune est divisée en 5 sections qui sont celles de :

Tustal

Lorient

Calamiac.

Maroc

Le Bourg

 

Les hameaux de Lorient, Piron, Le Menusey, Calamiac, le Ruzat et le Casse sont parmi les plus importants.de la commune.

Le point culminant de Sadirac est la Sancine avec ses 112 mètres au dessus du niveau de la mer.

Comments powered by Dis.cuss.It